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Journal de court métrages expérimentaux no 2

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  Image provenant de Very Nice, Very Nice (1961) Very Nice, Very Nice par Arthur Lipsett (1961) Montage rapide de vidéos d’archives, de publicités, de portraits d’étrangers dans la rue avec occasionnellement des commentaires provenant d’interviews. Arthur Lipsett porte en couplant ces différences sources, des commentaires sur la vie de l’après-guerre qui certainement ne manque pas de tranchants. On y critique le monde compétitif et violent en comparant les files d’autos à des armées marchant en cadence. En comparant les visages des passants à ceux des protagonistes de Neighbors de Norman McLaren. On y parle d’une certaine perte d’identité en faisant onduler le visage d’un passant sous la phrase « what is your name my friend ». On y dit que les gens ont cessé d’être vraiment impliqués dans quelque chose en montrant des passants vacants à des occupations mondaines juste avant de montrer l’image d’un soldat mort sous la phrase « really involved ». Il y a aussi dans le film cett...

Journal de Courts Métrages Expérimentaux no 1

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Images provenants de Intervals (2023) Films visionnés à la cinémathèque le 15 mai 2024, dans la série Film Talks 2 Voici de courts avis sur sept des onze courts métrages expérimentaux projetés à la cinémathèque dans le cadre de la deuxième partie de Film Talks. Leaving and Arriving par Lynn Loo (2017) Ce film montre le départ et l’arrivée d’un train à la gare filmé depuis l’intérieur d’un wagon. L’arrivée et le départ partagent le même écran en deux parties. Pour la plupart, ils sont simultanément à l’écran, mais il arrive également que le départ soit montré indépendamment de l’arrivée et l’inverse est également vrai. Dans ces cas, l’autre moitié de l’écran est laissé vide. L’originalité de ce film consiste à superposer une partie de la vidéo montrant l’arrivée et une partie de la vidéo montrant le départ au centre. Cela donne l’impression que le train est bête à deux têtes partant dans des directions opposées. Cela crée un décor pour le moins intéressant alors que deux paysages vus...

Pas de deux

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  | Canada - 1968| |Expérimental - Cinédanse| |13 minutes - Noir et blanc - Muet| |Réalisateur: Norman Mclaren| Pas de deux fait partie ces films qui réinventent la danse et notre façon de la voir au même titre que Narcisse et Ballet Adagio de McLaren. Le contraste des couleurs réduit notre proximité avec les danseurs et le sentiment de réel tandis que l’absence totale de piste de danse, permet s’imaginer les danseurs comme des apparitions sorties d’un rêve. Les figures des deux danseurs se décuplent en apparition fantomatique pour créer des formes lumineuses qui sont impossibles dans une captation plus traditionnelle de la danse. Tour à tour, dans les dernières images, les corps des danseurs deviennent indiscernables les uns des autres. À un autre moment, celui de la danseuse semble couler tel un liquide dans les bras de son partenaire. Le film rompt même avec ce qui semble le plus fondamental dans la danse : le mouvement du corps. On ne perçoit plus que leurs positions initiales...