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Belfast (6/10)

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  |Grande-Bretagne - 2021| |Chronique d'époque| |98 minutes - Mixte - v.o. : anglais| |Réalisateur: Kenneth Branagh| Avec sa consécration au TIFF et la réussite d’un autre drame semi-autobiographique monochrome, Roma d’Alfonso Cuarón, il y a trois ans, Belfast est promis à un succès certain durant la saison des prix. Dans ce nouveau film, Kenneth Branagh relate « les troubles » qui ont secoué Belfast et sa vie quotidienne durant l’année 1969. En interview, il évoque avec éloquence les images qui l’ont hanté dans son quartier d’enfance : les barricades, le sable tapissant la rue, les émeutes, les fenêtres éclatées. Pourtant, dans ce quartier, tout le monde, protestants comme catholiques, semblait bien s’entendre jusqu’au jour où les émeutes ont débuté. Dans Belfast , on voit « les troubles » d’Irlande du Nord sans chercher à en expliquer leurs causes. En effet, on assiste plutôt à toute la confusion causée par cette succession d’images surréelles et aux tentatives de Buddy, l’alter ...

Hellboy (7/10)

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  |États-Unis - 2004| |Drame fantastique| |122 minutes - Couleur - v.o. : anglais| |Réalisateur: Guillermo del Toro| Guillermo del Toro peut produire aussi bien des fables intimistes et poétiques récompensées aux festivals et aux cérémonies telles que  La forme de l’eau  ou  Le labyrinthe de Pan que des superproductions comme  Hellboy .  La beauté de la mise en scène de  Hellboy, c’est que sous ses airs de film d’action de divertissement, le film sait garder ce qu’il y a de mieux, à mon avis, dans l’univers de del Toro, soit sa part de fantaisie cauchemardesque Lovecraftienne. Tout ceci met ainsi en valeur la source primaire du cinéaste soit l’horreur fantastique. Justement, les créatures inspirées de Lovecraft, notamment Sammael, sont très originales. Mais, c’est tellement souvent le cas chez del Toro qu’il en vient presque inutile de le mentionner. Les connaisseurs de l’œuvre du réalisateur mexicain apprécieront également les autres sig...

L'inspecteur Harry (v.o. : Dirty Harry) (7/10)

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|États-Unis - 1971| |Policier| |103 minutes - Couleur - v.o. : anglais| |Réalisateur: Don Siegel| Avant le générique de Dirty Harry, la caméra nous fait regarder les noms des policiers décédés en service à San Francisco et derrière on peut voir un badge. Au premier abord, on pourrait y lire un banal hommage. En réalité, le reste du long-métrage, un peu à l’instar des autres de son genre comme La filière française , sorti la même année propose une image laide et pessimiste des forces de l’ordre. La fin est l’exemple parfait pour démontrer ce contraste. Harry jette son badge dans le ruisseau. Les noms des braves policiers au début deviennent alors, en quelque sorte, ceux de marginaux comme Harry qui se sont sacrifiés pour une institution pourrie. Sans la suppression du code Hays qui permet parallèlement à Eastwood et à Siegel de sortir un film violent et sombre qui concorde avec leur message, cette vision n’aurait sans doute pas vu le jour. Harry Callahan est l’antithèse du policier modè...